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Non, la performance n'est pas un vilain mot !

Dernière mise à jour : 24 avr.

Performance

Depuis que j'exerce mes nouvelles activités, force est de constater que le mot "performance" n'a plus vraiment la cote, suscitant tantôt interrogation, tantôt méfiance par une partie du monde professionnel.


Ces derniers mois, je constate même une accélération de ce rejet depuis la parution remarquée du livre "la troisième voie du vivant" de Olivier Hamant, dans lequel la notion de robustesse vient s'opposer à la notion de performance.


Ce qui m'énerve un peu dans tout cela, c'est la condamnation hâtive et par effet de mode d'un mot dont la signification est souvent mal comprise et dont le champ d'application est presque systématiquement restreint par une grande partie de mes interlocuteurs.


Au fond, la performance, qu'est-ce que c'est ?


Commençons donc par la définition de la performance. Dans un précédent article, je définissais la performance comme le "résultat d’activités réalisées grâce à des moyens, ces résultats étant évalués par rapport à des objectifs préalablement définis."


Donc, dès lors que vous avez un objectif, que vous mettez en œuvre des moyens pour y arriver et que vous mesurez vos progrès par rapport à ces objectifs, vous évoluez automatiquement dans un cadre de performance !

Faut-il alors abolir les objectifs en entreprise, ne plus mesurer les progrès individuels et collectifs et ignorer la gestion des ressources et compétences pour ne surtout plus jamais devoir encore parler de performance ?


La performance n'est pas synonyme d'objectifs business.


Dans un autre article consacré aux entreprises à impact, je vous présentais John Elkington qui a introduit, déjà en 1997, la notion de "triple performance", appelée également "performance globale".


En résumé, il argumentait que les objectifs d'une entreprise ne doivent pas être limités à l'aspect économique, mais qu'ils doivent aussi inclure l'impact social et environnemental de l'organisation.


Envisager la performance en la limitant à son aspect économique interne, c'est donc avoir près de 30 ans de retard dans la compréhension de l'étendue actuelle de ce mot !

Cela revient à limiter la performance à une vision étroite et obsolète, ignorant les impératifs sociaux et environnementaux de plus en plus pressants auxquels les entreprises doivent faire face dans un monde moderne.


La performance au secours de la robustesse


La robustesse, c'est "maintenir le système stable malgré les fluctuations".


Viser à devenir une entreprise robuste est donc clairement un objectif plus que louable, bien que assez complexe à mettre pratiquement en place de manière exhaustive.


Donc, si la robustesse constitue un objectif, et qui plus est un objectif difficile à atteindre, il va non seulement falloir mettre des moyens en œuvre pour y parvenir, mais également mesurer les progrès vers cet objectif ambitieux?


Tout cela ne vous rappelle-t-il pas quelques notions préalablement explicitées ?


Il y a donc fort à parier que des systèmes de management de la performance, tels que les OKR, soient d'une aide précieuse dans la mise en place efficace et efficiente de la robustesse !

En conclusion, plutôt que de se cacher derrière des préjugés sur la performance, il est essentiel pour les entreprises de s'engager pleinement dans la définition d'objectifs clairs, pertinents et mesurables, tout en adoptant une approche holistique de la performance qui tient compte des aspects économiques, sociaux et environnementaux. En intégrant ces différentes dimensions dans la stratégie globale et résiliente de l'entreprise, on peut créer de la valeur à long terme, tant pour l'entreprise que pour la société dans son ensemble.


Intéressé.e de discuter de la mise en place de systèmes globaux de management de la performance ?



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